Apprendre une langue nouvelle c’est, tout comme faire œuvre littéraire, voyager loin et se décaler un peu pour mieux voir. C’est se permettre de sortir un instant de soi pour peut-être mieux y faire retour et s’y reconnaître. Les textes ici rassemblés sont des traces laissées au passage dans des ateliers d’écriture menés à l’Institut d’Enseignement du Français pour les Etrangers de l’Université Montpellier-Paul Valéry. Des apprenants de français de niveau B2 à C2 s’y essaient à prolonger l’hésitation entre le son et le sens, approchant la littérature par l’expérience singulière de l’écriture.
L’atelier d’écriture s’y conçoit plus que jamais comme un artisanat d’art où la langue se forge dans le compagnonnage et la patience minutieuse du façonnement. Et si « le poète est celui qui inspire bien plus que celui qui est inspiré » formons alors le vœu que ces pages en feront naître d’autres, chez d’autres.